Proposer des stationnements aux salariés, c’est augmenter les dépenses d’investissements (A minima 1500 à 2500 euros par place de parking, hors foncier !) et le manque à gagner ; c’est prendre le risque de la surenchère en nouvelles demandes. En France, 220 000 heures* de travail par jour seraient ainsi perdues dans les emcombrements. Une solution : le Plan Déplacement Entreprise (PDE)
Des solutions alternatives au tout automobile
Marche à pied, vélo, transports en commun, covoiturage, véhicules propres, des solutions existent. Intégré à la stratégie développement durable, le PDE est une véritable révolution positive dans la relation employeur/employé et usager/automobile.
Il permet à l’entreprise de réduire de beaucoup ses désagréments :
- les investissements en place de parking qui restent sans effet sur la production de richesses de l’activité ;
- la majoration M1 de l’assurance maladie liée aux accidents de circulation pendant le travail ;
- les coûts des déplacements professionnels (transports collectifs, covoiturage, visioconférences, télétravail, etc.) ;
- les consommations d’énergie et, bien sûr, les émissions de CO2 ;
En revanche, il augmente incontestablement la bonne humeur des salariés et leur pouvoir d’achat !
Le PDE, une obligation pour demain ?
Le PDE n’est pas une obligation légale mais tend à le devenir du fait des nouvelles mesures dissuasives au tout automobile (taxe sur les véhicules de société et taxe CO2 sur les cartes grises, entre autres).
En Belgique, la mise en place d’un PDE est obligatoire pour les entreprises de plus de 100 salariés depuis 2003. Il semble qu’en France, le principe d’obligation sera d’actualité dans les années qui viennent, au moins dans les grandes villes et agglomérations.
Comme les experts du développement durable le constatent régulièrement, le plus rentable est encore de devancer la législation. C’est la meilleure manière de faire des économies financières et des gains d’image et de crédibilité !
Votre PDE peut être soutenu financièrement
L’Ademe peut prendre en charge jusqu’à 50 % du coût de l’étude plafonné à 75 000 euros. Les opérations exemplaires retenues peuvent ensuite faire l’objet d’une convention qui engage l’organisme à hauteur de 20 à 30 % des dépenses plafonnées à 300 000 euros.
De nombreux acteurs économiques ont profité de l’opportunité pour inaugurer un PDE, beaucoup avec un succès incontestable.
Pour beaucoup d’entreprises, des résultats plus qu’encourageants
Ainsi, l’hôpital public Gustave Roussy de Villejuif est, à la fin des années 90, face à un nombre grandissant d’automobiles qui fréquentent son site et face à la nécessité de construire de nouvelles unités de soins sur une partie des parkings existants. En 2000, l’Institut décide de se lancer dans un PDE.
A la suite d’un diagnostic sérieux, l’Institut Gustave Roussy met en place trois actions principales :
• une navette reliant l'Institut au RER ;
• un système de covoiturage ;
• un guichet permanent d'informations sur les modes de transports alternatifs à la voiture.
Depuis les utilisateurs de la voiture, patients, visiteurs et salariés confondus, sont passés de 71 % à 59 %. L’économie de carburant moyenne annuelle des salariés est estimée à 600 euros. Les émissions de CO2 de l’Institut diminuent chaque année de 10 %.
L’Institut Gustave Roussy a investit 120 K€ dans le projet, l’Ademe en a financé 90.
Même si la mise en place d’un PDE n’est pas de tout repos, l’entreprise peut faire appel, d’une part aux aides des pouvoirs publics ; et, d’autre part, aux compétences des experts et des professionnels pour la préparation, le pilotage, le diagnostic et la mise en œuvre du projet. Par exemple, Mobility +, numéro 2 français du marché des Plans de Déplacements, propose ce type de prestations.
Avec l’abandon progressif de l’automobile au travail, on peut dire pour le moins que la révolution verte est en marche !
* Source : Newzy -décembre 2008







