
Quel est l'intérêt de cette fleur?
C'est une pervenche de Madagascar, à l'origine de plusieurs anticancéreux !
Pourquoi cette biodiversité nous est si précieuse? Quelles pourraient être les conséquences de son déclin sur les entreprises? Pourquoi est-il primordial qu’elles s’engagent à préserver la biodiversité?
Face aux menaces qui pèsent sur notre biodiversité, l’Organisation des Nation Unies a proclamé 2010, Année internationale de la biodiversité : signal d’alarme pour alerter l’opinion publique sur son état actuel.
Ban Ki-Moon, secrétaire général de l’ONU a interpellé à l’occasion de cette nouvelle année les acteurs économiques sur l’urgence de la sauvegarde de notre biodiversité.
« Nous allons perdre de nombreux biens et services écologiques que nous tenons pour acquis. (…) Les conséquences pour l’économie et les individus seront graves. (…) Nous avons besoin d’une nouvelle vision et de nouveaux efforts. (…) La biodiversité est la vie, la biodiversité est notre vie»
La biodiversité : un enjeu fondamental
La biodiversité recouvre l'ensemble des formes de vie sur Terre (la faune, la flore, les milieux naturels, l'espèce humaine) ainsi que les relations établies entre elles. Ne pas préserver cette biodiversité, c'est donc ne pas préserver les espèces, les écosystèmes et tout ce qu'ils peuvent apporter à l'espèce humaine : ne pas concevoir une utilisation durable des ressources.
La disparition des espaces naturels serait une catastrophe puisqu'elle toucherait en priorité les plus pauvres et affecterait « l’agriculture de subsistance, l’élevage, la pêche et l’exploitation forestière informelle. » Pourtant, à l’heure actuelle on annonce une disparition de 11 % des espaces naturels d’ici à 2050, (soit la superficie de l'Australie), et de 60 % des récifs coralliens d'ici 2030 (du fait de la pêche, des maladies, du changement climatique…).L’heure est donc à l’urgence si nous ne voulons pas voir ces hypothèses devenir réalité.
Le coût de la biodiversité
Lors du Sommet de la Terre d’avril 1992 à Rio de Janeiro, 150 pays ont signé la Convention sur la diversité biologique. Mais les objectifs qui y ont été fixés sont aujourd’hui bien loin d’être atteints. Urbanisation croissante, surexploitation des ressources, agriculture intensive, rejets industriels : le grand responsable est, bien sûr, l’homme et, plus particulièrement, ses activités économiques.
Selon le rapport de Pavan Sukhdev, d’ici à 2050 la dégradation des services écologiques pourrait représenter jusqu’à 7% du PIB mondial et en ne considérant que les zones forestières, le coût annuel de la perte de biodiversité « pourrait être compris entre 1350 et 3100 milliards de dollars ».
L’impact économique est de taille pour les entreprises puisqu’à titre d’exemple, la disparition de la seule forêt de Masaola, à Madagascar, pourrait représenter une perte de 1,5 milliard de dollars pour l’industrie pharmaceutique, 5 milliards de dollars pour le tourisme, 4 milliards de dollars pour les 8000 ménages qui utilisent des aliments, des médicaments naturels ou des matériaux de construction ou de tissage issus de cette forêt.
Pourquoi les entreprises doivent s’engager ?
Une entreprise qui décide de ne faire aucun effort prend le risque, d’une part, de voir sa chaîne d’approvisionnement rompue du fait de la raréfaction des matières premières, et d’autre part, de se voir refuser l’accès à de nouveaux sites de production nécessaires à la poursuite de ses activités.
A contrario, l’entreprise responsable qui gère la question de son impact sur l’environnement :
• Fait de la biodiversité un avantage concurrentiel
• Réalise des économies à la production
• Et créé de nouvelles opportunités de business
Aujourd’hui, l’organisation qui intègre la protection de la biodiversité au cœur de sa stratégie s’assure un développement économique durable. Selon Pavan Sukhdev, "Il nous faut inventer une nouvelle économie dans laquelle le capital naturel sera une valeur qu’il faut rémunérer".
Depuis quelques années, de nombreuses entreprises en prennent conscience et mettent en place des solutions pour protéger notre biodiversité tout en faisant du développement durable un facteur d’amélioration de la performance. A titre d’exemple, Imerys, leader mondial des minéraux industriels a réussi à mettre la biodiversité au centre de ses priorités : le Groupe déploie depuis 2008 un Plan d'Action Environnement afin de réduire son impact au niveau de sa consommation de ressources, de la gestion de ses déchets, de ses émissions de carbone…
Le fabricant d’articles de sport Puma vient également de s’engager aux côtés du PNUE (Programme des Nations Unies pour l'Environnement) en lançant le programme « Ensemble pour préserver notre biodiversité ». Cette campagne a pour objectif de sensibiliser les fans de football et le grand public à l'importance de la conservation des habitats et des espèces.
2010 : L’année de toutes les opportunités
Désignation d’un responsable biodiversité, évaluation de ce qui lie l’entreprise à la biodiversité, définition d’objectifs de protection et mise en œuvre d’un plan d’actions, cette année de la Biodiversité est l’occasion de prendre en marche le train du développement durable pour tenir les rênes d’une année 100 % gagnante !
Excellente année 2010 de la biodiversité à tous !
En savoir +
Le Rapport Pavan Sukhdev
Imerys et la biodiversité
Puma et le PNUE s'engagent pour la biodiversité







