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Comment les PME peuvent-elles aller vers la durabilité ?

Un début de réponse à cette question fut donné à Lyon, lors des 5èmes Assises Nationales du Développement Durable.
Selon le dernier sondage IPSOS réalisé en janvier 2009 et présenté aux Assises en avant-première, 90 % des personnes interrogées pensent que les entreprises doivent adopter une éthique du développement durable.
Un des ateliers des Assises était consacré à la façon dont les PME pouvaient répondre à ces attentes (2) et 4 préconisations en ont été tirées : faire exister l’entreprise en droit, installer une nouvelle comptabilité, changer les modes de gouvernance et revenir au « capitalisme des origines ».


Faire exister l’entreprise en droit

Le droit des sociétés actuel, en tant qu’il ne définit que les relations des actionnaires entre eux, a été sévèrement mis à l’index. L’atelier propose, a contrario, de faire exister l’entreprise en droit en valorisant dans ses statuts, non plus uniquement l’apport des actionnaires, mais aussi les apports des différentes communautés qui la composent. Ainsi, intégrer l’apport en industrie au bilan comptable de l’entreprise, c’est une manière de valoriser la communauté de travail au même titre que la communauté des actionnaires.

Proposer la valeur ajoutée comme bénéfice

Par ailleurs, l’entreprise pour être durable, doit se doter d’une nouvelle comptabilité qui n’afficherait pas le bénéfice financier comme ultime mesure de ses richesses. Même s’il est bien clair pour tout le monde que les actionnaires doivent être satisfaits, il est aussi de plus en plus difficile de contourner la question du bien-être au travail, des motivations des salariés et des nouvelles formes de rétribution de leur engagement au service de l’entreprise. Ainsi, l’idée neuve consiste à faire apparaître comme résultat de l’exercice annuel de l’entreprise la valeur ajoutée et de contractualiser les modalités de partage de cette valeur ajoutée entre toutes les parties de l’entreprise.

Changer les modes de gouvernance

De fait, et on l’aura compris, le mode de gouvernance doit différer de celui actuellement massivement mis en œuvre. Le chef d’entreprise doit devenir le garant des intérêts de toutes les parties qui font l’activité. Un chef d’entreprise qui manage dans l’intérêt de tous met en place, forcément, des modes de fonctionnement interne plus participatifs.

Revenir au capitalisme des origines

La rentabilité à court terme a souvent été dénoncée au cours de ces Assises comme le paramètre le plus gênant pour la mise en œuvre d’une démarche de développement durable.
Or la proposition de ces Assises est simple : redonnons la part belle au « capitalisme originel ». C’est-à-dire, chassons de la bourse les épargnants qui, à travers l’achat de produits financiers à rémunérations rapides et sans risque, faussent le jeu du capitalisme. Le capitaliste historique investit à long terme et prend avant tout le risque de perdre sa mise. Et s’il gagne, il partage alors les gains avec les individus qui ont brillamment réussi à faire fructifier l’argent investi !

"Performance et développement durables"


pour en savoir plus sur ce sujet, consultez l'interview de Jérôme Soistier, président fondateur d'Altadev.

"Le dialogue avec les parties prenantes"


pour en savoir plus sur ce sujet, consultez l'interview de Dominique Royet, directrice associée d'Altadev.

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