La compensation carbone consiste à compenser volontairement l'émission d'un volume de gaz à effet de serre généré par une activité en finançant un projet réduisant les émissions d'autant.
De façon concrète, il s’agit de mesurer les émissions de gaz à effet de serre générées par une activité (transport, chauffage, etc.) : après avoir mis en place une démarche de réduction de ces émissions, le mécanisme de compensation consiste à financer un projet de réduction des émissions de gaz à effet de serre ou de séquestration du carbone.
Par exemple :
- Un projet de mise en place d’énergies renouvelables,
- Un projet d’amélioration de l’efficacité énergétique,
- Un projet de reboisement et donc de captation carbone.
Ces projets permettent de réduire, ailleurs, un volume semblable de gaz à effet de serre.
C’est l’application du principe de neutralité géographique : une quantité de CO2 émise à un endroit est compensée par la réduction ou la captation de carbone ailleurs dans le monde.
Aujourd’hui, plusieurs critères garantissent la qualité de la compensation carbone parmi lesquels l’additionnalité – les réductions d’émissions viennent s’ajouter à celles qui auraient eu lieu en l’absence du projet de compensation – et la mesurabilité – l’effet de la compensation et sa pérennité doivent être confirmés. Certains projets ont également une dimension économique et sociale : ils accompagnent les communautés locales dans leur développement.
Le projet d’Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières de reboisement et de captation du carbone au Pérou s’inscrit dans cette démarche globale, à la fois environnementale et sociale :
Le reboisement de plusieurs centaines d’hectares, en étroite collaboration avec la population de Choco, permet de :
- Eviter la dégradation des sols
- Procurer aux communautés du bois de chauffe grâce à la taille d’entretien des plantations
- Créer à terme des revenus pour les paysans grâce à la commercialisation des produits issus de la forêt (bois de construction, etc.)
- Obtenir une valeur ajoutée environnementale et économique grâce à la captation et la vente de crédits de carbone.
Estimation de la capture de carbone à Choco grâce au projet de reforestation pour une surface reboisée de 500 hectares :
- Jusqu'à 2014 : 558.2 t CO2
- Jusqu'à 2019 : 6647.2 t CO2
- Jusqu'à 2024 : 23636.8 t CO2
Terres reboisées et à reboiser à las Huacas
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AVSF




