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L'investissement socialement responsable, grand gagnant de la crise ?

L'investissement socialement responsable, de quoi s'agit-il ?

L’investissement socialement responsable (ISR), sans ignorer la performance financière, propose aux entreprises comme aux particuliers des placements effectués selon des critères sociaux, environnementaux et de gouvernance.
Ainsi, l’investisseur prend en compte non seulement la rentabilité et le risque de ses placements, mais, plus largement aussi des critères à caractère éthique.

L'ISR, un outil du développement durable

Sur 31 entreprises interrogées par Novethic* , 55 % proposent des fonds ISR dans leur épargne salariale. Cette proportion monte à 78 % lorsque l’on prend en compte les plus de 50 000 salariés.
Pour 100 % des entreprises qui proposent de l’ISR à leurs salariés, il s’agit concrètement de mettre en œuvre, à travers ces produits financiers, leur politique de développement durable.

Une force de rappel nécessaire aux marchés financiers

« Perte de confiance, court-termisme, absence de morale, débâcle boursière », selon Anne Catherine Husson-Traore, la directrice générale de Novethic, l’ISR est même considéré par certain comme une force de rappel nécessaire pour les marchés financiers. D’ailleurs, ce n’est certainement pas par hasard si 65 % des entreprises mentionnées précédemment considèrent que l’ISR va se développer fortement (53 %) voire devenir systématique et obligatoire (12 %) d’ici 5 à 10 ans.

Une offre large et variée.

Les Investissements Socialement Responsables se présentent selon la nomenclature suivante :

  • Les fonds éthiques excluent des investissements les sociétés non éthiques ;
  • Les fonds « best in class », les plus nombreux en France, sélectionnent les meilleures entreprises selon les critères ESG** ;
  • Les fonds activistes font pression via le dialogue ou les droits de votes aux CA des entreprises ;
  • Les fonds thématiques, bâtis sur des thèmes DD précis ;
  • Les fonds solidaires financent directement les actions socialement utiles ;
  • Et enfin les fonds de partage engagent les sociétés de gestion à reverser une partie des commissions aux ONG.

Une performance indiscutable

Ce type de produits financiers étant apparu récemment, les discussions sont vives et contradictoires. Il reste encore aujourd’hui difficile d’affirmer que ces fonds d’investissement sont surperformants. Pour autant, l’ISR ne relève pas de la philanthropie et vise justement, dans un univers économique dont les logiques sont aujourd’hui rudement mises à l’épreuve, à allier optimisation des profits et valeurs du développement durable.
Si la surperformance de l’ISR est aujourd’hui encore difficile à prouver, il est absolument clair pour tous les observateurs avertis qu’ils ne sont a minima pas moins performants que l’ensemble de leur benchmark.

Lorsqu’il s’agit d’évaluer la qualité des fonds ISR, 59 % de l’ensemble du panel Novethic met d’abord en avant la transparence ; et, 47 % des entreprises utilisatrices considèrent que le bilan financier de l’ISR est satisfaisant.

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* Les entreprises et l’épargne salariale ISR, juin 2008 : télécharger l'étude Novethic

** Critères « ESG » : Environnementaux, Sociaux, de Gouvernance

"Performance et développement durables"


pour en savoir plus sur ce sujet, consultez l'interview de Jérôme Soistier, président fondateur d'Altadev.

"Le dialogue avec les parties prenantes"


pour en savoir plus sur ce sujet, consultez l'interview de Dominique Royet, directrice associée d'Altadev.

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